REMILLY

L'essor d'un village

 

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L'essor d'un village
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La "métamorphose" de Rémilly est visible à partir des années 1830 grâce à l'administration communale dirigée par le maire Auguste Rolland qui fut architecte, peintre, pastelliste et qui garda les rênes de premier magistrat pendant 16 ans (1834- 1850).

Le village est rebâti à neuf, tenu avec propreté, accessible par de bons chemins. Le premier train se dirigeant vers Saint-Avold franchit la commune le 24 juillet 1851.

C'est la reconstruction de l'église avec son clocher à cinq tours en 1840, construction de la mairie-école (1853), construction de l'école des filles et de la salle d'asile (1856).

Sur le plan social, fondation d'une société de prevoyance et de secours mutuels, ouverture d'une crèche, exemple unique dans la catégorie des communes rurales. La population en 1836 atteint 780 habitants et passe à 940 en 1851.

On délaisse cependant quelque peu la culture du lin très prospère depuis le XVe siècle pour celle plus avantageuse du tabac.

Après le rattachement de la cité au "Reichland", l'expansion continue sous l'impulsion des autorités allemandes.

Dès le 23 septembre 1870, mise en service de la ligne de chemin de fer reliant Rémilly à Blénod-les-Pont-à-Mousson par Luppy, Buchy, ligne qui assure la jonction Sarrebruck à Nancy sans passer par Metz.

En 1877, la jonction de Rémilly - Sarrebruck est achevée avec la construction d'une deuxième et nouvelle gare.

Le chiffre de la population atteint 1039 habitants. Cet essor démographique provient de la construction des chemins de fer, de l'arrivée de militaires et immigrants allemands.

En 1889 est ouverte une Caisse d'Epargne et peu à peu Rémilly devient le centre administratif et judiciaire de toute la région.

Le Tribunal créé par une ordonnance du ler septembre1891 se complète par un Bureau de l'Enregistrement et une greffe du Livre Foncier, d'où dépendent d'autres communes.

Le bureau de poste, une brigade de gendarmerie, une perception complètent cet appareil administratif, qui font de Rémilly un bourg-centre de la vallée de la Nied, fier. de sa "Baumschule" (école forestière) créée en 1908 et de son moulin à vapeur occupant 19 ouvriers et qui est unique en Lorraine.

Si l'armistice du 11 novembre 1918 vit le retour de la Lorraine à la France, moins de 22 ans après le 16 juin 1940, les troupes allemandes entrèrent à nouveau à Rémilly.

Les autorités d'occupation installent alors la législation allemande et interdisent l'usage de la langue française.

Enfin, pendant les tristes années de l'occupation par les nazis, Rémilly, dont une partie de la population fut expulsée et dispersée dans les départements des Basses Pyrénées, du Lot et Garonne, de la Dordogne et de l'Hérault, connaît le rattachement de Vittoncourt, Adaincourt, Aube, Ancerville,Dain, Han-sur-Nied, Villers-Stoncourt, Lemud et Voimhaut.

La commune de Béchy qui englobe Flocourt, Thimonville, Tragny, relève également de Rémilly.

Le 11 novembre 1944, jour de la fête de Saint Martin, patron de la paroisse, les troupes américaines du Général Patton libérèrent Rémilly après un bombardement qui devait endommager et détruire de nombreuses maisons d'habitation sans d'ailleurs épargner l'église qui fut totalement incendiée.

Après cette période d'annexion et de guerre, la population exilée revint au village où la vie, avec le temps, reprit peu à peu son cours normal.